Tikal

Tikal, entre terre et ciel.

Pour tous ceux ayant visité le Guatemala, les ruines mayas de Tikal demeurent certainement le moment le plus magique.

Tikal surprend et enchante de par sa situation au coeur de la jungle de Petén. Tout y contribue: le cadre, l’ambiance, les ruines, la vie sauvage, la météo insouciante, …

Les premières traces de présence humaine dateraient de 700 av. JC. Mais Tikal connut son apogée entre 700 et 900 après JC. Cette ville faisait office de grand centre religieux, économique et culturel. Elle fut subitement délaissée et abandonnée. Les raisons de son effondrement demeurent encore assez inconnues. Redécouverte en 1848, elle fait l’objet de nombreuses études et restaurations depuis 1956.

Le Parc National de Tikal s’étend sur 576 km2. La partie centrale de la ville occupe 16 km2 avec 3000 bâtiments recensés. La majorité est encore enfouie sous une épaisse végétation. Cinq pyramides témoignent de l’excellence des Mayas dans la construction. Chaque nouvelle pyramide était construite sur l’ancienne permettant alors de repousser les limites de la pesanteur. La plus haute atteint 64 mètres. Ce serait le bâtiment précolombien actuel le plus haut.

Gravir une à une les étroites marches, vaincre la raideur de la pente, emprunter les pas des anciens prêtres mayas pour atteindre le sommet de chacune des pyramides. On attend la naissance du jour, le soleil chasse les dernières brumes matinales et le site reprend vie. C’est une formidable vue panoramique sur les ruines et sur la jungle qui s’offre à soi. On semble alors survoler cette mer d’arbres. Les pyramides en émergent et elles y posent un regard protecteur et dominateur.

On ne se lasse pas d’admirer ces paysages chargés du mysticisme maya et de la sérénité de la nature: la jungle à ses pieds et à l’infini, des pyramides dépassant la cime des arbres, au loin les effrayants cris des singes hurleurs, un toucan qui passe, un singe araignée qui saute d’arbre en arbre, un colibri qui vient butiner une fleur, un coati fouineur, les chants des oiseaux, … On y resterait des heures.